Ce soir sur TF1, le blockbuster de Luc Besson avec Scarlett Johansson qui a rapporté 459 millions : bien plus qu’un simple film d’action

En résumé

  • 🎬 Lucy
  • 📺 TF1 à 20h10
  • 🧠 Un film de science-fiction explosif et philosophique réalisé par Luc Besson, où Scarlett Johansson incarne une jeune femme dont les capacités cérébrales deviennent surhumaines après avoir absorbé une drogue expérimentale, mêlant action, neurosciences et réflexion existentielle.

Lucy, le blockbuster de Luc Besson porté par Scarlett Johansson et Morgan Freeman, s’invite ce soir sur TF1 pour un dimanche soir électrique et un brin philosophique. À 20h10, la chaîne mise sur l’un des plus grands succès mondiaux du cinéma français, un film qui a marqué son époque aussi bien par son esthétique nerveuse que par son aura de science-fiction pop et métaphysique.

Lucy et le phénomène de SF qui a redéfini le cinéma français

Sorti en 2014, Lucy reste l’œuvre la plus lucrative de Luc Besson, devant Le Cinquième Élément et même Taken. Avec 459 millions de dollars récoltés dans le monde, le film a propulsé le cinéma français dans une dimension rarement atteinte, à mi-chemin entre l’action américaine et la spéculation scientifique façon blockbuster. Scarlett Johansson y incarne Lucy Miller, une étudiante ordinaire plongée dans une spirale hallucinante après avoir été forcée de transporter une drogue expérimentale, le fameux CPH4. Lorsque le sachet se rompt dans son abdomen, son cerveau se met à décupler ses capacités, donnant naissance à une évolution fulgurante qui dépasse toutes les lois de la biologie et de la physique.

Ce qui rend Lucy fascinant, c’est cette hybridation rare entre spectacle explosif, idées philosophiques et mythes pseudo-scientifiques. Le film s’appuie sur la croyance que l’humain n’utiliserait que 10 % de son cerveau, une théorie évidemment erronée mais que Besson utilise comme ressort ludique pour pousser son héroïne vers des pouvoirs toujours plus démesurés.

Un casting galvanisant dans Lucy pour un récit fulgurant

Scarlett Johansson, déjà au sommet grâce à Her et son rôle de Black Widow chez Marvel, trouve ici un personnage radical : une femme qui se déshumanise à mesure qu’elle devient omnipotente. Morgan Freeman apporte son calme et son autorité naturelle en professeur Norman, maître de cérémonie scientifique d’un récit qui ne cesse de gagner en intensité. Choi Min-sik, inoubliable dans Old Boy, incarne un antagoniste sec et brutal, donnant au film une énergie presque organique grâce à sa présence menaçante.

Pour Johansson, le rôle a été si intense qu’elle a dû s’appuyer sur un tableau détaillant, scène après scène, le pourcentage de capacités cérébrales atteint par Lucy et les pouvoirs associés. Anecdote savoureuse : lors d’un tournage à Taipei, l’actrice a été traînée en pleine rue par un taxi lorsqu’un sac s’est coincé dans la portière, incident après lequel une doublure a été engagée pour les scènes les plus risquées.

Pourquoi ce film continue de nous obséder

Le parcours de Lucy, du statut de victime terrorisée à celui d’entité cosmique, résonne encore aujourd’hui. Il y a dans ce mélange de philosophie pop, de scènes stylisées et de réflexions sur le devenir de l’humain quelque chose de profondément ancré dans notre imaginaire numérique. Besson propose une vision où l’évolution accélérée permet d’accéder à la totalité du savoir, mais au prix de la disparition du “je”, un thème qui rappelle aussi bien Nietzsche que la SF japonaise ou les cyber-fictions des années 1990.

  • Une héroïne qui passe de la fragilité au divin
  • Un film qui mélange action, neurosciences et existentialisme pop

Ce qui frappe également, c’est la capacité du film à rester divertissant malgré son ambition conceptuelle. Les scènes d’action entre Taipei et Paris dégagent une énergie brute, tandis que la dernière partie, quasi mystique, ose un virage audacieux vers l’abstraction. Le message final, “Le temps donne et reprend tout”, a même marqué un public qui ne s’attendait pas à trouver autant de symbolisme dans un film estampillé action-SF.

L’héritage de Lucy qui dépasse les frontières

Lucy, c’est aussi une étape majeure dans la carrière de Luc Besson. Après les triomphes de ses années 1990 et l’avènement de sa “franchise maison” avec Taken, ce film représente son sommet commercial, avant les ambitions démesurées mais fragilisées de Valérian. Pour le cinéma français, c’est un totem : la preuve qu’un film produit en France peut rivaliser avec les géants hollywoodiens sans renoncer à sa personnalité.

Si une suite a longtemps été fantasmée par les fans, Besson a finalement coupé court aux rumeurs. Peut-être est-ce mieux ainsi : Lucy fonctionne comme une boucle parfaite, une ascension sans retour possible.

Ce soir sur TF1, revoir Lucy permet non seulement de vibrer devant un spectacle stylisé, mais aussi de mesurer l’impact culturel d’un film qui a marqué toute une génération. Un rendez-vous incontournable pour ceux qui aiment les blockbusters qui osent aller plus loin que la simple course-poursuite.

[sondaggissimo domanda= »Quel super-pouvoir de Lucy auriez-vous choisi d’avoir ? » opzioni= »Télépathie universelle, Contrôle de la matière, Omniscience totale, Voyage dans le temps, Immortalité cosmique » id= »1ferefq431″]

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